CE TUEUR EN MOI

Bonjour à tous, 

Je viens de terminer mon nouvel opus CE TUEUR EN MOI. Je ne traite pas ici de surnaturel, mais de faits qui pourraient s'avérer réels. 

Voici trente ans, et ceci est une histoire vraie, des crimes atroces sont commis dans le quartier de la gare de Perpignan. "Le" meurtrier n'a été arrêté qu'en 2014, suite à une analyse d'ADN. 

J'ai vécu l'histoire, vivant dans la ville, et j'ai ma propre position quant aux conclusions de cette enquête. C'est la raison pour laquelle ce roman est important à mes yeux. Il sonne comme l'achèvement d'une histoire passée.

Néanmoins, mon histoire n'en est aucunement la suite, mais une extension totalement fictive. Un tueur remet le couvert dans le même quartier, sur des hommes comme sur des femmes, qui vont connaître une mort d'une violence sans nom.

Diego Alba, commandant de la PJ de Perpignan, et Coralie De Sade, psychocriminologue formée notamment au département des sciences du comportement à Quantico, vont creuser son cerveau et tenter de le démasquer. Une enquête qui va tourmenter le commandant et intriguer la profileuse. Une investigation des plus douloureuses pour l'un, et unique pour l'autre, par ses difficultés. 

Les doutes vont phagocyter les esprits, les soupçons vont se porter tous azimuts pour aboutir à la sidération. 

Ce roman alterne entre l’acharnement des enquêteurs, et le ressenti du tueur lui-même, mis en scène avec son passé et son présent. Le lecteur assistera à son approche de la victime, ses sentiments, cette haine qui le dévore et ses actes odieux.

Oui. Le lecteur assistera, en direct, aux meurtres.

Mon intention, en écrivant cette histoire tient des sentiments que j'ai ressentis lors de la réelle enquête de 1995 à 1998 pour laquelle j'ai ma propre position. Je souhaitais écrire une histoire similaire, mais d'une manière très différente.

Je tenais à mettre en scène le tueur dans ses ressentis, depuis son plus jeune âge jusqu'à son passage à l'acte. Oui, je me suis mise à sa place, non pas pour l'excuser, loin de là, mais pour l'expliquer. 

J'ai eu, comme outils, mes formations en criminologie, psychanalyse des comportements violents, et mes propres ressentis. 

J'ajoute que tous les enfants maltraités ne développent évidemment pas ces déviances de tueurs. Il y a des nuances entre maltraitance et tortures psychologiques et physiques. Les victimes de ces dernières sont engluées dans une haine incommensurable qui boue et s’accumule durant des années, pour s'évacuer en une violence extrême. Ils éprouvent alors une délivrance, une jouissance dont ils ne peuvent plus se passer. Ils tuent et tuent encore l'objet de leurs souffrances (la mère, généralement, ou le tuteur légal). 

D'autres enfant maltraités, pour les plus nombreux, subliment leur colère en inversant la donne par des actes de bonté ou un engagement dans le bien.

Ce roman était essentiel pour moi, comme une signature, une part de mon esprit qu'il me fallait sortir. 

J'ignore la date de sa naissance physique, je vous en ferai part à ce moment-là. 

 

POURQUOI ELEANOR

Après PULSIONS, j'ai touché au surnaturel avec FROM HELL. 

Et j'ai subi le deuil de mes frères, que je n'ai toujours pas digéré. Comment peut-on digérer une chose que l'on ne peut avaler? 

C'est ainsi que j'ai fait mes recherches sur l'Au-delà, pour les trouver, où qu'ils soient. 

Ma quête a duré deux ans. J'ai beaucoup lu, beaucoup appris, fait de belle rencontres, posé des questions et vécu des choses qui m'ont confortée dans l'idée d'un autre monde, de l'autre côté.

J'ai donc adapté mes connaissances, si petites soient-elles, dans une histoire qui collait à ma soif de justice. Je me suis beaucoup amusée à décrire des scènes humoristiques (un prêtre catholique et un médium athée, génèrent forcément des moments cocasses), mais également et surtout des scènes fortes et inoubliables, pour moi.

Croyez-le ou pas, tout au long de mon écriture, j'ai été comme "soutenue", comme si l'on me dictait chaque phrases. Il y avait des jours où j'écrivais une grosse dizaine de pages, ce qui ne m'est pas coutumier. 

Ecrire ELEANOR fut une expérience hors du commun, étrange et pleine d'enseignements. ELEANOR est une fiction, mais j'ai eu la vive sensation d'une présence. Peut-être qu'elle est bien réelle, finalement.

 

POURQUOI CE BLOG

Publié le 2 Avril 2026

 

Pourquoi pas ?

D’abord, pour me faire plaisir, ça paraît évident.

Ensuite, j’avais envie de partager mes connaissances en matière de roman. Oh, non pas que je sois un as dans la discipline, mais je souhaitais communiquer mon expérience en tant qu’auteur.

Transmettre les conseils que j’ai moi-même appliqués au fil de mes écrits. Ces derniers m’ont été prodigués par une amie romancière et ma correctrice qui est aussi mon Agent.

Mais je dois la plus grande partie de mes « connaissances » aux cours de Monsieur Éric Emmanuel Schmitt pour l’écriture dans sa généralité.

En ce qui concerne le domaine spécifique du thriller, c’est Monsieur Stephen King lui-même qui s’y est collé dans une formation basée sur son propre parcours.

J'ajouterais mes formations en criminologie et psychologie des comportements violents.

 

*****

 

Mais mon blog comporte une seconde catégorie. Les récits.

J’envisage l’écriture, presque en direct, de petites histoires horrifiques, parfois d’un seul tenant, parfois à épisodes.

Ce sera un nouvel exercice dans lequel je compte mettre tout mon cœur afin de me faire connaître.

En outre, le respect des lecteurs demande une attention particulière non négligeable.

Les commentaires seront ouverts, nous pourrons donc échanger, et selon quoi, j’apprendrai de vos critiques.

 

Alors, accrochez-vous, l’horreur sur canapé arrive !!

 

 

 

COMMENT TRANSMETTRE CE QUE L'ON A DANS LA TÊTE

 

Permettez-moi de renseigner sur le comment de la chose écrite.

Je tiens tout d'abord à préciser que je n’ai aucun diplôme, aucune formation littéraire qui pourrait justifier d’un enseignement quelconque. Je n’ai qu’une culture cinématographique et l’amour du français. Aussi je vous prie de prendre ces quelques lignes pour des conseils bien plus que des astuces, encore moins pour un cours. Il existe nombre d’enseignements, d’ailleurs plus empreints de directives pédagogiques (en même temps c’est le but) que de ressentis ou de sensibilité.

Je vais ici, tenter de vous conseiller, mais pas toute seule…j’ai, pour m’aider, un jeune romancier débutant, qui m’a transmis sa façon de travailler en donnant la vue à notre imagination. J’ai nommé le Maître de l’horreur :

Monsieur Stephen King.

On peut écrire sur tout. De la lettre d’amour à la demande de prêt, en passant par le roman ou encore le reportage.

Mais on ne peut écrire une lettre d’amour comme on raconterait une histoire drôle. Si tel était le cas, je ne donne pas cher de votre relation !

L’objectif premier de l’écriture est le but à atteindre. L’image ou les sentiments que l’on veut transmettre. Oui. c’est ça. L’écriture est une séance de télépathie entre l’écrivain et le lecteur (SK). Il faut savoir faire passer les images grâce au détail, mais pas trop pour laisser le flux imaginatif du lecteur se mettre en mode actif.

 

Commencer un roman

 

Rien de plus difficile (en ce qui me concerne). Les idées se bousculent, il s’agit de les mettre en ordre.

Certains, comme moi, connaissent la fin de leur roman. Pas Monsieur King, qui laisse couler les pages et attend de voir où ça le mènera. On voit ce que ça donne !

Après pas mal de nuits blanches, je finis par connaître le début, le déroulement et la fin de mon histoire. Les protagonistes sont désignés quasi instantanément, la personnalité de chacun se dessinant au fur et à mesure de l’aventure.

Voilà pour la structure, grossièrement établie, de mon roman. Le croquis en quelques sortes. Je me munis d'un nouveau cahier à chaque fois, pour y noter mes idées, le déroulement du récit. C'est mon brouillon et ma partition.

Une histoire commence par les premiers mots, les premières phrases. Ça peut paraître évident et anodin, loin de là.

Il est impératif que ces premières expressions donnent envie d’en lire davantage.

« Commencer une histoire comme si on la continuait ». Je m’explique.

A moins de raconter la naissance des personnages principaux, ces derniers ont une existence avant que vos doigts tapotent sur votre clavier. Vous « prenez la main » à un moment ou un autre de leur vie. C’est à cet instant que vous commencez à en écrire la suite.

Commencez par une scène de la vie courante, une pensée, une décision…exemple : « C’était décidé, Alex changeait de vie. Adieu Manon et sa jalousie maladive, adieu Paris, bonjour Nice! »

… et continuez au fil de vos idées…

Laissez vos pensées divaguer et construire l’aventure. Les personnages viendront d’eux-mêmes si j’ose dire. N’insistez jamais si la page blanche a du mal à se noircir. Rien de grave, allez vous balader et surtout, oubliez. Pensez à autre chose, faites un bon repas, tricotez un pull, ce que vous voulez, mais autre chose. Le moment viendra où votre cerveau ne tarira pas d’idées à inscrire sur l’écran.

N’allez pas trop vite. Des éditeurs m’ont refusée parce que je n’avais pas assez développé. IL FAUT ETRE LENT. Décrire, revenir et faire durer le plaisir…ou le mystère.

Écrire, c’est comme faire l’amour… il faut donner l’envie, explorer tous les coins et exploiter toutes les possibilités. Le bonheur viendra en son temps.

Choisissez un style (humour, tragédie, sentimental ou horreur). Il sera le fil conducteur de vos chapitres.

 

Le travail de recherche

 Tout roman demande un minimum de recherches. On ne peut pas tout savoir sur tout. Toute histoire, même fantastique, doit tenir la route.

Pour ce faire, se documenter est le nerf de la connaissance. Les livres sur le sujet qu’on traite, internet, son expérience et celle des autres, tout est bon pour apprendre et nourrir son histoire. C’est un travail de longue haleine mais tellement enrichissant.

 

Les dialogues

 Perso, j’utilise beaucoup le dialogue. J’ai l’impression parfois d’écrire un scénario.

Rien de plus simple lorsqu’il n’y a que deux personnes. Ça se complique à partir de trois. Le lecteur peut vite perdre pied sans les précisions qui s’imposent.

Attention à l'incise, ne pas trop appuyer sur le "dit-il", "répondit-il ". Il y a beaucoup mieux et plus expressif. Je dirais que chaque situation à son incise. Il faut que le lecteur puisse comprendre dans quel état d'esprit se trouve le personnage. 

Le lecteur ne voit pas ce que ressent le personnage. Il faut donc enrober le dialogue de verbes tels que :

Hurler, rétorquer, s’exclamer, s’écrier, rager, chuchoter, (j’emploie aussi « rit-elle », incorrect mais accepté, apparemment). Bref, tout ce qui pourrait décrire l’émotion du personnage au moment où il parle.

Adaptez les dialogues à chaque personnage. Une dame âgée ne parle pas comme une jeune de 19 ans. Un prof de maths comme un prof de gym…enfin vous comprenez.

 

Les adverbes

 Monsieur King à horreur des adverbes. Il est vrai que :

« Il claqua la porte violemment » est beaucoup moins percutant que « Il claqua la porte ».

L’adverbe doit être employé avec mesure, sans quoi vous risqueriez les lourdeurs et passeriez à côté de votre effet.

 

L’orthographe et la syntaxe

 Inutile de vous dire combien une mauvaise orthographe peut être rédhibitoire pour un éditeur, et c’est compréhensible. Des outils sont à votre disposition, entre Bescherelle et Larousse.

Quant à la syntaxe, elle est l’essentiel à la vie de votre roman. Soignez-la comme votre enfant. Jonglez avec les mots, soyez percutant et faites vivre vos lignes. Donnez de la richesse à votre vocabulaire.

N’écrivez surtout pas comme vous parlez, dialogues mis à part bien entendu. Employez des mots plus sophistiqués, plus riches, voire à licence poétique.

ex. : « Ils regardaient la lune se lever" contre : "leurs yeux regardaient l’astre lunaire éclairer la voute stellaire ».

Après tout dépend du genre de roman. Mais la règle reste la même…une bonne syntaxe avec des phrases « bien nourries ».

 

Votre livre est terminé

 Youpi!! Votre livre est fini! Trois mois (en moyenne) de dur labeur à faire et refaire les paragraphes.

Ce que préconise le Maître :

- relire 6 ou 7 fois votre roman et le corriger.

- le donner à 5 personnes socialement différentes pour avis et corrections.

- récupérer les conclusions et corriger encore.

- la formule pour un bon roman : version 2 = version 1 moins 10%…ça implique une coupe sombre, nécessaire avant transmission aux éditions.

- envoyer aux maisons d’éditions et attendre 3 mois minimum la réponse.

Voilà les zamis, quelques conseils pour débuter votre futur best seller.

Mais j’oubliais ! Il faut vous trouver un lieu que vous aimez. Monsieur King écrit dans sa cave.

Peu importe le lieu pourvu qu’on ait l’inspiration !!

Détendez-vous, prenez un bon fauteuil et créez votre histoire. Faites-vous plaisir..

 

 

 

LE THRILLER

 

Il est une porte vers l’autre côté, qui donne libre cours à l’extravagance, à l’irréel, voire à l’impossible. Sa seule limite est celle de votre imagination.

Un thriller, comme sa dénomination anglophone l’indique, doit « donner des frissons ».

Il n’est donc pas nécessaire qu’il soit un roman développant une enquête policière contrairement au polar qui comporte un crime, une enquête, un dénouement.

Non. Le thriller DOIT déclencher  l'angoisse, peu importe le sujet, et surtout l’introspection. Si l’on se pose des questions à la fin d’un roman de ce type, c’est gagné pour l’auteur !

C’est la raison pour laquelle sa fin amène souvent à la déduction, à l’imagination d’une continuité. On appelle ça des « fins ouvertes ». Parce qu’elles s'ouvrent à l’imaginaire du lecteur.

Un thriller est rapide et percutant.

Le suspens y est impératif. Il est nourri par les descriptions, quelquefois longues. On décrira un bruit, une ambiance (plus elle sera noire et mystérieuse, mieux ce sera) ou encore l’état d’anxiété du personnage en action, ou spectateur. Il faut que le lecteur VIVE la scène. Jouez-la vous-même, visualisez les détails comme si vous regardiez un film sur grand écran.

« Ecrire un roman, c’est transmettre ce que l’on voit, ce que l’on ressent. C’est de la télépathie ». S.KING.

S’ensuit l’action, aboutissement et fin de l’attente. Et là les phrases sont courtes, les scènes sont décrites rapidement. Ne laissez aucune chance au lecteur de reprendre son souffle.

Dans un dialogue, évitez les adverbes, véritables poids morts et inutiles.

Ex : « Ferme la porte ! dit-il méchamment »

Il vaut franchement mieux lancer : « Ferme la porte ! hurla-t-il ».

Ou dans une phrase simple : « Il claqua la porte violemment ».

On claque rarement une porte avec douceur ! Soyez logique !

Ecrivez plutôt : « Il claqua la porte ».

Paf ! On entendrait presque le bruit !

L’action est conseillée, mais certains thrillers sont uniquement psychologiques, sans la moindre violence physique. Les histoires de ce type sont, en général, assez tordues. De quoi vous faire revenir aux romans à l’eau de rose en courant les bras levés ! C’est un autre genre auquel j’adorerais m’exercer (le tortueux, pas les roses).

L’humour peut être un plus. Je l’applique avec plaisir, comme on ajouterait une cerise sur un étouffe chrétien (sans mauvais esprit).

Pour exploiter vos talents littéraires, choisissez un endroit calme où vous serez seul-e. Soyez discipliné-e, toujours dans la même tranche horaire si vous pouvez. Monsieur King écrit dans sa cave (aménagée, bien-sûr).

Au-delà de vos murs, n’hésitez pas à garder un calepin sur vous pour le cas où une idée viendrait titiller vos neurones (la nuit est souvent propice aux divagations créatrices). Vous pouvez aussi les enregistrer comme elles viennent, sur votre téléphone. Vous mettrez de l’ordre plus tard. Méfiez-vous, les coquines repartent aussi vite qu’elles arrivent ! 

Vous faites un plan pour votre histoire? Un déroulement? Haha, jamais vous ne le tiendrez. Laissez-vous aller aux frasques de vos protagonistes. Suivez-les, ce sont eux qui vous mèneront à la fin. 

Et si l’inspiration ne vient pas, ne hurlez pas à la mort devant votre écran, ça fait mauvais genre. Allez ailleurs, marchez, courez, ou commencez le tricot. Faites autre chose. Croyez-moi, les idées viendront. Soyez patient, on n’est pas payé à l’heure !

On m'a souvent demandé où je trouvais mes histoires. Rien de plus facile, fouillez dans votre vie ! Inspirez-vous de vos propres peurs ou de celles de vos amis. Regardez autour de vous, les actualités, les documentaires, le choix ne manque pas. Vous aurez un début…à vous de broder la suite, d’imaginer ce qui aurait pu arriver si…

                             - Un évènement s’était produit à la place d’un autre.

                             - Vous aviez répondu oui et pas non, ou l’inverse.

                        - Vous ou une autre personne aviez pu deviner ce qu’il se cachait derrière un sourire.

Bref ! Jouez à être Dieu ! Imposez votre providence à vous, CREEZ !

 

Pourquoi PULSIONS ?

 

 

Après un cancer qui a volé deux ans de ma vie, je vivais dans le trauma des traitements et la terreur de la récidive. 

Je ne suis pas du genre à m'asseoir et attendre que ça change. Je me suis donc relevée et j'ai décidé de sublimer cette terreur en écrivant l'horreur, pour tenter de ne plus la vivre.

Ce livre n'est pas juste une histoire flippante. Il est aussi et surtout le reflet de ma colère, ma terreur à l'annonce du ce crabe invasif, cette saleté de maladie qui est le premier tueur en série au monde. C'est le parcours de la haine qu'il a générée au fil des traitements tellement barbares, tellement injustes. 

La peur m'a fait agir, la terreur m'a rendue plus forte, plus agressive. 

Je me suis entendue dire : "C'est moi qui vais te baiser, saloperie"

(désolée pour mon langage, j'étais en colère). 

J'ai donc gagné, pour cette fois-ci, du moins. 

Je n'allais pas perdre mon temps à attendre dans la peur, je l'ai donc sublimée dans l'écriture horrifique. 

J'avais de bons outils pour entamer une histoire flippante. Une formation en psychanalyse (option comportements violents) et une en criminologie, sans compter les innombrables films d'horreur et les cours de Monsieur Stephen King dont je suis la disciple la plus fidèle. Je me suis servie de toutes ces clés pour ouvrir les portes de mon premier roman thriller.

J'ai été aidée, pour sa conception, par un ancien inspecteur du 36 quai des orfèvres, Monsieur M, et de ma propre psychiatre, le Docteur Mezange. 

 

Ces personnes que je remercie infiniment, m'ont aiguillée, chacune de son côté, sur le déroulement d'une enquête policière et le cheminement mental d'un trauma qui conduit au passage à l'acte d'un tueur en série. 

C'est la raison pour laquelle je dis toujours que c'est le récit le plus horrifique que j'ai pu écrire (j'en suis à mon sixième), car il peut, hélas, se produire près de chez vous. 

 

Pourque ce titre? 

Pulsions est un film de Bryan de Palma qui raconte l'histoire d'un mec incomplet dans son esprit. Je ne spolierai pas l'histoire, que j'ai adorée. Bien évidemment, elle n'a rien à voir avec celle de mon roman, qui justifie pleinement son titre, donnant sa puissance aux actes de mon meurtrier.

PULSIONS a obtenu le prix du frisson dès sa première sortie, en 2021, lors d'un salon du livre. Depuis, il fait son chemin et a été réédité en 2025, plus puissant que jamais.

"Ce qui l'a démarqué des autres, c'est son humour", m'avait précisé alors un membre du jury. Ce qui m'avait confortés dans mon style d'écriture.

Mes romans sont colorés d'humour dans les dialogues que j'emploie sans réserves, et saupoudrés de quelques situations cocasses. L'Argot y a sa place dans la bouche de mon héros, quel qu'il soit. Je tiens à toujours donner une note légère, histoire de laisser mes lecteurs reprendre leur souffle.

Cette signature n'est pas une règle indéfectible, mon dernier roman CE TUEUR EN MOI en est l'exception.

 

A très vite pour mon second bébé : FROM HELL